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Voici la raison inquiétante pour laquelle vous reculez toujours l’heure du coucher (même quand vous êtes épuisé), selon la science

Si la procrastination désigne généralement notre manque de productivité, elle peut également concerner le sommeil lorsque nous retardons le moment d’aller nous coucher. Mais cette tendance ne vient pas de nulle part.


  • L'étude menée par des chercheurs de l'université de Heidelberg a analysé la procrastination du sommeil chez 96 étudiants sur une période de 14 jours.

  • Les participants ont retardé leur heure de coucher en moyenne de 102 minutes.

  • Deux explications ont été mises en avant par les scientifiques.


Alors que vous étiez motivé à vous mettre au travail, à faire une séance de sport, votre ménage ou à (enfin) régler ce problème administratif, vous le repoussez à plus tard. La procrastination en empêche plus d’un d’avancer autant d’un point de vue professionnel que personnel. Facilement compréhensible lorsqu’il s’agit d’une tâche ingrate, elle peut aussi intervenir lorsque vous souhaitez vous attaquez à l’un de vos loisirs ou de l’une de vos activités préférées. Si bien que, parfois, la procrastination concerne le sommeil. 


Difficile à entendre pour celles et ceux qui attendent impatiemment le moment d’aller se coucher, d’autres personnes, bien que fatiguées, retardent toujours l’heure d’aller dormir. Pourtant, cette procrastination nous fait rarement plaisir et altère la durée et la qualité de notre sommeil. Mais alors pourquoi retardons-nous le moment d’aller dormir lorsque tout nous pousse à rejoindre les bras de Morphée ? 


Procrastiner le coucher

« Le manque de sommeil a été associé à un large éventail d'effets négatifs sur la santé mentale et physique, tels qu'une qualité de vie et un bien-être moindres, un risque accru de dépression, d'obésité, d'inactivité physique, de maladies cardiovasculaires, de diabète sucré et même de mortalité », écrivent les auteurs de l’étude sur le lien entre la procrastination du sommeil et le stress publiée dans la revue Stress & Health. Alors pour quelle raison mettons-nous délibérément en péril notre quota de sommeil sans y être contraint par nos obligations ou un trouble du sommeil


Dans leur étude, les chercheurs ont recruté 96 étudiants de l'université de Heidelberg, en Allemagne. Pendant 14 jours, les participants ont porté un appareil d'actigraphie qui surveillait leurs mouvements afin d'enregistrer la durée totale de leur sommeil et le moment où ils dormaient. Ils ont également répondu à des évaluations subjectives de la qualité de leur sommeil, de leur stress quotidien et à des questions sur l'engagement dans des activités nocturnes non planifiées mais contrôlables, ainsi que sur l'heure à laquelle ils prévoyaient d'aller se coucher. La procrastination au coucher correspond à la différence entre l'heure à laquelle les participants déclaraient avoir l'intention de s'endormir et l'heure à laquelle l'appareil d'actigraphie enregistrait leur endormissement.


Plus de stress, moins de sommeil

En moyenne, les participants ont retardé l’heure à laquelle ils se sont endormis de 15 minutes. Lorsqu'ils ont retardé l’heure à laquelle ils se sont mis au lit, c'était en moyenne de 102 minutes. Les nuits où les participants ont retardé l’heure de leur coucher, la durée de leur sommeil était, sans surprise, plus courte et la qualité de leur sommeil tendait à se dégrader. 


Cette tendance à retarder l’heure de se mettre au lit  était légèrement associée à une dépendance au smartphone. Surtout, les participants étaient plus enclins à retarder l'heure du coucher les jours où ils étaient plus stressés. Pour expliquer ce lien, la Sleep Foundation évoque l’utilisation de la procrastination pour compenser avec le stress ressenti durant la journée en offrant davantage de temps alloué aux loisirs et à la détente plutôt qu’au sommeil. Un manque de maîtrise de soi ou de régulation émotionnelle pourraient aussi avoir un lien avec la procrastination du coucher. Enfin, le report de l’heure du coucher pourrait permettre aux personnes stressées de se distraire jusqu’à l’épuisement plutôt que de ruminer dans leur lit avant d’enfin parvenir à s’endormir. 


Source : Psychologie.com - Louise Leboyer


 
 
 

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